Selon un agent des Eaux et Forets qui s’est exprimé sur les réseaux sociaux, un deuxième girafon de la réserve de Gadabedji dans la région de Maradi située dans le centre du Niger, a succombé il y a quelques jours à une maladie appelée prolapsus- pénien. C’est une maladie qui fait pendre l’organe génital et l’empêche de retourner dans son fourreau.
Selon l’agent Kinni Liman qui a fait une publication sur le sujet sur facebook, ce girafon nommé « Abagana » qui était le premier girafon né dans la réserve, n’aurait pas bénéficié de soins adéquats ce qui a aboutit à son décès. Il aurait succombé pour des difficultés d’uriner dues à la maladie.

On apprend ainsi que c’est le deuxième girafon à perdre la vie dans cette réserve. La première girafe est morte suite à des complications liées à la mise bas d’un girafon.
Kinni Liman interpelles les autorités en charge de la protection des espèces animales rares sur l’urgence de la formation des agents des Eaux et Forets au moins en premier soins et en anesthésie.
La Réserve de biosphère de Gadabedji (RBG) est la seule aire protégée du Niger. Elle comprend l’espace de faune de Gadabedji, qui s’étend sur 760 km².
Initialement classée forêt protégée en 1954, la zone a été érigée en réserve intégrale de faune en 1955, avec pour objectif la protection de quatre espèces emblématiques : l’autruche d’Afrique du Nord (Struthio camelus camelus), la gazelle dama (Nanger dama), la girafe d’Afrique de l’Ouest (Giraffa camelopardalis peralta) et l’oryx algazelle (Oryx dammah). Malgré cette mesure, certaines espèces ont dorés et déjà disparu localement. En 2017, grâce à des efforts ciblés et à une mobilisation accrue des ressources, la réserve a obtenu le statut de Réserve de biosphère et a été désignée site de réintroduction pour plusieurs espèces iconiques.
La réserve permet la conservation de la faune du Sahara et elle est également une zone de pâturage et d’habitats naturels pour la faune. Elle abrite diverses espèces de gazelles (gazelle dama, gazelle à front roux, gazelle dorcas) des chacals, des girafes, des patas et des oryx.
En 2018, sur une initiative du gouvernement nigérien, la réserve a fait l’objet de réintroduction pour une population de huit girafes peralta menacées par l’avancée du désert et les routes. En outre, des autruches ainsi que des oryx algazelle ont pour objet d’être réintroduits dans le parc.
Amadou Garé
Photos: Kinni Mala
