La question de la migration fait une fois de plus l’actualité avec ce nouveau drame intervenu dans le désert nigérien où plusieurs dizaines de personnes ont perdu la vie. Les autorités régionales et départementales de la région d’Agadez qui se sont déplacées sur les lieux ont constaté l’ampleur du drame et procédé à l’inhumation des victimes.
Morts d’épuisement et de soif
Ce sont en tout 49 personnes qui ont trouvé la mort ces derniers jours dans le désert nigérien, à plus de 80 km à l’ouest d’Assamaka ( région d’Agadez, nord du Niger). Le drame a eu lieu dans une zone hostile située entre le Niger, le Mali, et l’Algérie. Les victimes qui sont toutes de nationalités nigériennes, sont mortes de soif lorsque leur véhicule s’est perdu et est tombé en panne. Selon nos informations, ils effectuaient un voyage retour pour y célébrer la fête musulmane de l’Eid El Kebir.
On apprend que 2 rescapés ont été identifiés. Ils ont parcouru une cinquantaine de kilomètres avant d’atteindre un point de d’eau et de regagner la ville la plus proche à savoir Assamaka.
Le gouverneur de la région d’Agadez a depeché une mission sur les lieux afin de faire le point de la situation et procéder à l’enterrement des victimes.
Des drames devenus recurrents
Entre janvier et août 2025, selon les relevés de l’ONG nigérienne Alarme Phone Sahara, au moins 35 à 40 migrants sont morts lors de la traversée du désert nigérien vers la Libye ou l’Algérie. L’ONG affirme avoir retrouvé plus de 300 corps de migrants dans le désert depuis 2016. Un bilan qui doit en réalité être beaucoup plus lourd car beaucoup de corps ne sont jamais retrouvés.
Selon un bilan publié par l’OIM pour l’année 2024, 2 242 migrants sont morts sur les routes migratoires en Afrique, ce qui inclut notamment les traversées du Sahara, dont celles passant par le Niger.
Amadou Garé
