En marge des Ecoversities 2026, se sont ténus le 8 janvier 2026 au siège de Grabe-Benin, les universités de la nature en presence de chercheurs, d’universitaires et des leaders traditionnels de la zone. Un colloque placé sous le thème central : « Rôle et importance de l’eau dans les traditions africaines ».

Après la cérémonie d’ouverture, 4 panels ont été constitués relativement à plusieurs thématiques liées à l’Eau.
Lors de la séance consacrée au thème « Valeurs socio-économiques de l’eau en Afrique », plusieurs questions ont été posées et discutées à savoir : « Pourquoi l’eau devient-elle triste ? Toutes les eaux ont-elles le même esprit ? Quelles sont les technologies/techniques indigènes permettant de découvrir l’eau ? Que peuvent faire les communautés pour empêcher le gouvernement ou les entreprises de s’approprier leur eau ?
À toutes ces questions hautement importantes, des réponses ont été apportées par les panelistes. Ainsi, il a été établi que l’eau peut devenir triste à cause des abus, notamment la pollution ou le mépris de son caractère sacré, et les conséquences peuvent être dévastatrices. Il a donc été affirmé que l’eau doit être préservée, son caractère sacré respecté, et que les connaissances indigènes en matière de gestion doivent être conservées et perpétuées.
Les panelistes ont également mis en exergue le fait qu’il devrait y avoir un transfert intergénérationnel des connaissances sur la protection et la gestion de l’eau.
De plus, selon toujours les panelistes, les communautés doivent partager leurs connaissances sur leurs meilleures pratiques en matière de gestion de l’eau.
Lors des échanges, Il a été affirmé que différents esprits sont responsables du contrôle des différentes eaux et que ces esprits parlent et comprennent différentes langues.
De plus, il est admis par les panelistes que les techniques de découverte de l’eau sont le plus souvent un don, qui peut se manifester sous différentes formes.
En définitive, il a été recommandé aux communautés de s’approprier leur eau et de continuellement faire pression et mener des campagnes pour conserver sa propriété.
Dans ce domaine, le Bénin n’est pas seul. En effet, le pays travaille avec l’UNESCO pour garantir la promotion et le soutien des eaux sacrées et d’autres cultures traditionnelles.
Le représentant de l’UNESCO a souligné que son institution milite pour la reconnaissance de certaines traditions béninoises, et intervient dans la promotion de l’éducation et de la culture et fournit des informations sur son intervention dans ses bureaux et sur ses sites web.
Une séance hautement enrichissante qui a permis aux panelistes et les participants de passer en revue tous les contours de la question de l’eau et la protection de son environnement.
Garé Amadou
