Du 4 au 13 janvier 2026, se sont ténues à Avrankou au Bénin, des Ecoversities 2026 au sein du Centre Groupe de Réflexion pour Bien Être au Bénin ( GRABE-BENIN). Un regroupement régional Ecoversities qui s’est déroulé en présence d’une trentaine de participants venus du Niger, du Bénin, du Nigeria, du Cameroun, de la Tanzanie, de l’Afrique du Sud, du Kenya, de la Namibie, du Zimbabwe, du Lesotho, de la Suisse, et du Mexique. Une rencontre qui se déroule au sein de l’ONG GRABE-Benin et qui célèbre la symbiose entre l’homme et la nature, et la spiritualité africaine.

Pendant une dizaine de jours, tous les participants ont été en parfaite harmonie avec les esprits de la nature très célèbrés au Bénin, un pays soucieux de la protection de sa culture. C’esr ainsi qu’aux premières heures d’une journée, les participants d’Ecoversities ont pu profiter des connaissances de Président de Grabe-Benin et découvrir les 4 forces de la natures à savoir le sol, l’air, le soleil et l’eau. Ces quatre forces qui rytment la vie des communautés à travers le monde, jouent un rôle vital dans le cycle de la vie. Elles forment les communnautés et les tissus sociaux et permettent l’epanouissement de la vie sur tous les plans. Des séances de concentrations et de méditation ont ponctués chaque étape dans la forêt dense d’Avrankou.

Les autres journées ont été agrémentées par des visites de courtoisies chez des chefs traditionnels de la région, ou l’hospitalité légendaire du peuple béninois a été démontrée avec des séances de danses rituelles auxquelles les participants ont pu exercer leurs talents de danseurs.

A Ouidah, la foret sacrée de Kpassè, a été également une étape importante du séjour des participants à Ouidah, cité légendaire de la fête du vaudou. Cette forêt regorge de sculptures et ses légendes qui ont une forte densité de spiritualité. Les participants ont été subjugués par les fortes énergies spirituelles de cette foret ou chaque sculpture revet une symbolique spirituelle particulière.

Dans la commune de Bonou, au sein de la forêt sacrée de Gbèvozoun, les participants ont visité les différents sanctuaires des divinités ainsi que les arbres sacrés qui s’y trouvent. Un patrimoine que le chef du village lutte pour sa préservation face à l’appetit vorace des grands planteurs.

La visite de la forêt sacrée était un moment inoubliable pour les participants. Toutes les divinités et esprits sacrés ont été présentés dans ce lieu qui a gardé toute son énergie après des siècles d’existence.

Gogotinkpon est un village du Bénin situé, dans une zone humide, dans l’arrondissement d’Agbanto, dans la commune de Kpomassè. Il marque les frontières de l’Atlantique avec le département du Mono. C’est en cet endroit que les participants ont effectué le fameux bain thérapeutique d’argile qui permet de revitaliser la peau. La riche mangrove contenant une biodiversité exceptionnelle, a été un moment d’émerveillement pour les visiteurs des lieux.

Les participants ont également visité le quartier Agbomassè, dans la commune d’Avrankou, où ils ont rendu une visite de courtoisie au Chef de la divinité KPAKOSSOU. La chambre sacré, haut lieu de sacrifice empreint d’une forte énergie, a été visitée par les participants. Un moment solennel suivi d’une fête en l’honneur des visiteurs à la devanture du domicile du chef.

Au Palais royal Aholouko Oussa, à Avrankou, les participants ont rendu une visite au Roi Olandé majè KPOGNI, 8ième Roi de la lignée Royale ATAWÉ, qui est la lignée Royale de Baba Akoyi Atawé OUSSOU LIO, Président de Grabe-Bénin ONG. Le nom du Roi signifie : « Aucun animal ordinaire ne peut se donner le nom de Panthère ». Après les présentations et salutations d’usage, une fête a été organisée avec des chants et danses traditionnels et rituels, des sketchs, qui ont égayé l’assistance.

Le village lacustre de Hêtin-Sota, dans l’arrondissement de Kessounou, dans la commune de Dangbo a été une étape inoubliable des participants qui ont découverts la fontaine sacrée qui coule sans interruption depuis des siècles produisant une eau chaude connue pour ses vertus thérapeutiques.
L’étape de Ouidah a permis aux participants de revoir l’histoire de l’esclavage. Le processus d’achat des esclaves, les personnes impliquées, l’itinéraire emprunté par les esclaves jusqu’à la porte de non retour située à coté de la mer, a fait comprendre aux visiteurs le dégré de souffrance des peuples noirs pendant cette période sombre de l’histoire de l’humanité qui a duré plus de 400 ans. Émotions, recueillements et larmes étaient au rendez-vous.

Tout le séjour a été rendu possible grave à l’hopitalité, la générosité, et la disponibilité d’Atawé Oussou Lio Appolinaire qui a offert gîtes et couverts à plus de trente participants pendant plus d’une dizaine de jours. Un homme qui était en même temps père, conseiller sprituel et guide afin de permettre à tous les participants d’etre en connection avec l’esprit des ancêtres.

L’Ecoversities Alliance s’engage à repenser radicalement l’enseignement supérieur afin de favoriser l’épanouissement humain et écologique. Les écouniversités cherchent à transformer les systèmes et mentalités économiques, politiques et sociaux non durables et injustes qui dominent la planète.
Il s’agit également de soutenir les apprenants et les communautés du monde entier afin qu’ils se réapproprient leurs propres processus d’apprentissage/désapprentissage, de co-création et de partage des connaissances, et de construction communautaire.
Le but ultime est d’inspirer, de nourrir, de connecter et de donner de la visibilité à diverses initiatives d’éco-versités à travers le monde.
Ecoversities se fixe comme objectif entre autres de construire des solidarités, des enquêtes collectives, un dialogue interculturel et de nouvelles expériences dans l’enseignement supérieur ; de nourrir une écologie des connaissances, des pédagogies radicales et des communs d’apprentissage qui élargissent la conscience humaine et la régénération culturelle et écologique.
L’Ecoversities Alliance est une communauté translocale de plus de 400 espaces d’apprentissage transformateurs dans 40 pays à travers le monde. Ils se réunissent depuis 2015 à travers des rassemblements internationaux et régionaux dont celui du Bénin cette année. Des rassemblements marqués par des échanges d’apprentissage et un enrichissement culturel et spirituel.
Garé Amadou
