10 decembre 2025
Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions, M. Alio DAOUDA, a présidé le 10 Décembre, au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey, la cérémonie officielle des activités entrant dans le cadre de la célébration du 77ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH). Une cérémonie organisée par le Ministère de la justice à travers la Direction Générale des Droits de I’Homme, de la Protection Judiciaire Juvénile et de l’Action Sociale, avec l’appui financier du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme. Le thème national de cette édition est : « La cohésion nationale facteur de réalisation des droits humains.
Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, le ministre Alio DAOUDA a insisté sur le fait que « les droits humains ne peuvent s’épanouir que dans une société unie, solidaire et pacifique ». Il a dénoncé les « tentatives de division » orchestrées par « des forces obscures internes ou à la solde des puissances néocoloniales ». Alio Daouda a estimé que ces comportements constituent » une trahison envers la nation et un obstacle majeur à la réalisation des droits humains ».
Le ministre a aussi rappelé la nécessité de protéger les institutions, de préserver l’unité nationale et de refuser toute instrumentalisation de nos différences. Selon le ministre, la cohésion doit rester « un rempart contre la manipulation et la division ».
M. Alio DAOUDA a réaffirmé que le Niger ne saurait » accepter que des intérêts étrangers dictent son avenir » reprenant les mises en garde régulièrement exprimées par les plus hautes autorités du pays.
Le Garde des Sceaux a également mis en exergue les actions engagées par le Niger pour consolider la cohésion nationale à savoir, les réformes juridiques pour mieux garantir une justice équitable et accessible à tous; la lutte contre les discriminations et les violences, afin que chaque citoyen se sente respecté et protégé; la promotion du dialogue et de la solidarité, pour que nos différences deviennent une richesse et non une source de division; la coopération avec nos partenaires internationaux, afin de consolider la paix et le respect des droits humains dans un contexte marqué par des défis sécuritaires.
Alio Daouda a également expliqué que la cohésion nationale demeure le socle de la dignité, de la liberté et de l’égalité.
Pour renforcer et consolider les droits humains au Niger, le ministre de la justice a adressé un certain nombre de mesures à chaque acteur de la nation. Ainsi, aux institutions publiques, Alio Daouda les a exhorté à être les garantes de l’égalité et de la justice. A la société civile, de continuer à être la voix des plus vulnérables et à dénoncer les comportements qui menacent la cohésion nationale ; aux partenaires internationaux, « à nous accompagner dans notre chemin vers la refondation de la République »; et à chaque citoyen, de « refuser la division et les manipulations venues de l’extérieur car c’est dans l’unité que nos droits trouvent leur pleine réalisation ».
Pour rappel, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris, au palais de Chaillot, par la résolution 217 (III) A. Elle précise les droits fondamentaux de l’homme.
Le texte énonce les droits fondamentaux de l’individu, leur reconnaissance, et leur respect par la loi. Il comprend aussi un préambule avec huit considérations reconnaissant la nécessité du respect inaliénable de droits fondamentaux de l’homme par tous les pays, nations et régimes politiques, et qui se conclut par l’annonce de son approbation et sa proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies.
Garé Amadou
