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CLIMAT: Le Fonds Vert et son impact sur le Niger

Le Fonds vert pour le climat est un mécanisme financier de l’Organisation des Nations unies, rattaché à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il vise à transférer des fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables pour mettre en place des projets combattant les effets des changements climatiques ou d’adaptation au changement climatique. Le Niger, pays sahélien fortement désertique continue de bénéficier de Fonds Vert à travers plusieurs projets de régénération de l’écosystème vegetal.

Historique de la création du fond vert

En 2009, les États réunis en décembre à Copenhague décident de créer un « Fonds climatique vert de Copenhague ». Le fonds était destiné à soutenir différents projets, notamment avec pour objectif de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, de lutter contre la déforestation et de prendre des mesures d’adaptation aux conséquences du réchauffement climatique. Les bénéficiaires ont été immédiatement identifiés. Ce sont prioritairement les pays en développement les plus vulnérables. Pour répondre à la forte demande de financements, les pays développés adhèrent à l’objectif de mobiliser ensemble 100 milliards de dollars par an entre la signature de l’accord et 2020. Ils ont en outre arrêté la somme de 30 milliards de dollars pour la période 2010-2012 comme budget de lancement pour le Fonds (Fast Start Funding).

L’épineuse question du financement

Les États ont fixé pour ce Fonds un objectif de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020. Mais sans s’entendre préalablement sur la provenance de cet argent. Le Secrétaire général de l’ONU de l’époque M. Ban Ki-Moon, avait poue cela créé en février 2010 un Groupe consultatif de haut niveau sur le financement de la lutte contre le changement climatique. Ledit groupe était chargé de faire des propositions quant aux possibles sources de revenus pour les Fonds.

Le 5 novembre 2010, le groupe a conclu qu’il sera difficile pour les États de lever une telle somme, notamment dans le contexte de la crise de 2007. Il restait cependant optimiste, mettant en évidence plusieurs autres sources potentielles, dont la création d’une taxe sur les transactions financières.

Lors de la conférence des Nations unies sur le climat (décembre 2014 à Lima), le Fonds vert avait dépassé le cap des 10 milliards de dollars, son seuil de pleine efficacité à court terme, cinq ans après la promesse faite par les États en 2009.

En octobre 2015 l’OCDE avait évalué à 61,8 milliards de dollars les financements publics et privés mobilisés en 2014 par les pays développés à l’appui d’actions climatiques dans les pays en développement. Cet important financement vise à remplir l’engagement pris en 2010 à Cancun dans le cadre de la CCNUCC de mobiliser 100 milliards USD par an d’ici à 2020. Un montant est en progression de 18 % par rapport aux 52,2 milliards mobilisés en 2013. Les financements publics bilatéraux et multilatéraux ont représenté plus de 70 % des apports durant la période 2013-14, tandis que les financements privés mobilisés ont représenté plus de 25 % et les crédits à l’exportation, la part restante. Plus des trois quarts du total estimé des financements climatiques ont soutenu des activités d’atténuation, un sixième environ a été consacré à l’adaptation et une faible proportion a appuyé les deux objectifs. Le Fonds vert pour le climat ainsi que les cinq autres principaux fonds multilatéraux contre le changement climatique ne représentent que 2 milliards $, soit environ 3 % du total.

L’impact du Fonds Vert sur le Niger

Le Niger, pays dont les ¾ sont désertiques, mobilise des millions de dollars du Fonds Vert pour le Climat (FVC) pour financer des projets de résilience environnementale. Ces fonds soutiennent des programmes majeurs de reforestation et d’agriculture durable pour lutter contre le changement climatique.

Parmi les principales initiatives mises en œuvre au Niger grâce au fonds vert, figurent le Projet de la Grande Muraille Verte. C’est dans ce cadre que la FAO et le FVC ont signé un accord de financement pour restaurer plus de 265.000 hectares de terres dégradées. Ce projet implique la création de pépinières et la formation de groupes communautaires. On peut citer également le Projet PAHA-AIC pour lequel la BOAD (Banque Ouest Africaine de Développement) et le FVC ont mobilisé  24 milliards de FCFA pour moderniser l’agriculture et l’irrigation. La BOAD, en partenariat avec le Fonds Vert pour le Climat financent également le Programme Intégré de Développement et d’Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC-BN ). Un ambitieux projet qui bénéficie de près de 68 millions de dollars du FVC Niger.

Des banques locales comme la BAGRI sont accréditées et servent d’intermédiaires pour gérer ces enveloppes financières, assurer la sécurité alimentaire et protéger l’environnement.

Le financement du Fonds vert fait l’objet d’une cible de l’Objectif de développement durable ( ODD) n° 13 de l’ONU

Amadou Garé

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