Selon le bulletin conjoint du Système d’informations des marchés agricoles du Niger (SIMA) et du Programme alimentaire mondial (PAM) du mois de juin 2026, les prix des principales denrées alimentaires ont poursuivi leur tendance haussière au cours dudit mois. Les augmentations ont concerné le mil (+8 %), le sorgho (+7 %), le maïs (+7 %), le niébé (+3 %) et, dans une moindre mesure, le riz importé (+1 %). Cette évolution s’explique principalement par l’épuisement progressif des stocks paysans en période de début de campagne agricole, ce qui renforce la dépendance des ménages aux marchés et exerce une pression importante sur la demande.
Le bulletin explique que comparativement à juin 2025, les prix demeurent globalement inférieurs aux niveaux observés l’année précédente. Les baisses les plus marquées concernent le maïs et le sorgho avec respectivement (-25 % et-18 %), suivis du mil (-13 %) et du riz importé (-12 %). Le prix du niébé reste stable (0 %).
Cette situation reflète selon le bulletin, une amélioration des disponibilités sur les marchés, favorisée par une offre céréalière relativement abondante et par les mesures de soutien mises en œuvre pour renforcer l’approvisionnement intérieur.
Par rapport à la moyenne quinquennale, le bulletin note que les prix de l’ensemble des produits suivis restent en dessous de leurs niveaux habituels : -30 % pour le maïs, -22 % pour le sorgho, -19 % pour le niébé, -16 % pour le mil et -7 % pour le riz importé.
Ces écarts, traduisent des conditions d’approvisionnement globalement favorables et contribuent à améliorer l’accès économique des ménages aux denrées alimentaires, malgré les tensions saisonnières observées durant la période de soudure, souligne le SIMA.
Le bulletin rappelle que le 2 octobre 2025, le Niger a reconduit, par arrêté du Ministre du Commerce et de l’Industrie, l’arrêté N°0104/MCI/SG/DGC/DCI/LCVC du 16 octobre 2024 portant interdiction d’exportation du riz paddy, du riz blanchi, du mil, du sorgho, du niébé et du maïs. Une mesure destinée à assurer un approvisionnement régulier en céréales des marchés du pays.
Amadou Garé
Image: Studio Kalangou
