Nous sommes en juin. Une date anniversaire est pourtant passé inaperçue : celle de l’élimination le 3 juin 2020 d’Abdelmalek Droukdel par les forces françaises de l’opération Barkhane.
Abdelmalek Droukdel, dont le nom de guerre est Abou Mossaab Abdelouadoud, le chef historique d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et plusieurs de ses collaborateurs, ont été tués lors d’une opération militaire menée par les forces françaises de l’opération Barkhane, avec l’appui de partenaires, dans le nord du Mali, près de la ville de Tessalit. Il était l’un des principaux chefs djihadistes au Sahel et en Afrique du Nord, ayant pris la tête du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) en 2004 avant de faire allégeance à Al-Qaïda en 2006 en fondant Al Qaida au Maghreb islamique ( AQMI).

Cette action militaire spéciale vient s’ajouter à plusieurs autres actions des forces spéciales françaises qui ont permis de neutraliser plusieurs grandes figures du djihadisme au Sahel. On peut ainsi citer Adnan Abou Walid al-Sahrawi, chef du groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS), qui a été tué par une frappe française en septembre 2021 ; Yahya Abou el-Hammam, figure historique d’AQMI et numéro deux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), tué en février 2019 ; Djamel Okacha (dit « Yahya »), un des chefs d’AQMI au Sahel et l’un des principaux adjoints d’Iyad Ag Ghali, abattu par les forces spéciales françaises en février 2019 ; Mohamed Merizak, membre actif des groupes armés terroristes dans la zone du Liptako Gourma, éliminé en juillet 2021 ; et Oumeya Ould Albakaye, haut responsable et chef de la katiba d’Al-Mourabitoun au sein de l’EIGS, capturé puis neutralisé en juin 2022 par la force Barkhane.
Ces succès opérationnels prouvent si besoin est l’efficacité de la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme en général, et au Sahel en particulier.
Amadou Garé
