La disparition de l’ancien correspondant de RFI au Niger, Moussa Kaka, continue de susciter des réactions des défenseurs des Droits humains et des organisations de défense de la liberté de la presse à travers le monde. La dernière en date est celle de l’Union des journalistes de la presse libre africaine ( UJPLA) qui exige la libération de notre confrère. Voici l’intégralité du communiqué de l’UJPLA.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Niger : l’UJPLA exige la localisation et la libération de Moussa Kaka et de tous les journalistes détenus
L’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA) a appris avec une vive préoccupation la disparition du journaliste nigérien Moussa Kaka, Directeur général du groupe Radio Télévision Saraounia (RTS) et ancien correspondant de Radio France Internationale (RFI).
Selon les informations recueillies, Moussa Kaka a quitté les locaux de son média à Niamey le lundi 31 août 2026 aux alentours de 19 heures pour regagner son domicile. Il n’y est jamais arrivé et n’a plus donné signe de vie à sa famille ni à ses collaborateurs depuis lors. Cette disparition intervient quelques jours seulement après la tentative de déstabilisation avortée survenue dans la nuit du 28 au 29 août 2026 à Niamey, et dans un climat de restrictions croissantes contre la presse au Niger.
L’UJPLA rappelle que Moussa Kaka avait déjà été interpellé en novembre 2025 avec cinq autres confrères, avant d’être placé sous liberté provisoire. Elle rappelle également que plusieurs journalistes nigériens demeurent aujourd’hui privés de liberté, dans un pays qui a chuté de 37 places au classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières en 2026.
Face à cette situation, l’UJPLA :
- Dénonce les conditions opaques et inquiétantes dans lesquelles s’est produite la disparition de Moussa Kaka ;
- Appelle les autorités nigériennes à agir sans délai pour le localiser, garantir son intégrité physique et permettre son retour immédiat auprès des siens ;
- Exige la libération de tous les journalistes actuellement détenus au Niger, ainsi que l’abandon des poursuites fondées sur l’exercice normal du métier d’informer ;
- Demande une totale transparence dans l’enquête sur la tentative de déstabilisation du 28-29 août, afin que les personnes réellement impliquées répondent de leurs actes devant la justice — dans le strict respect du droit et des procédures régulières, et non par des mesures de rétorsion visant la presse.
L’UJPLA tient à préciser qu’appeler à la manifestation de la vérité sur cette tentative de déstabilisation ne signifie en aucun cas un soutien à ses auteurs : il s’agit d’exiger que la justice, et elle seule, établisse les responsabilités, dans le cadre de la loi.
L’Union réaffirme son attachement à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes sur l’ensemble du continent africain, et suivra ce dossier avec la plus grande vigilance.
Fait à Abidjan, le 14 septembre 2026

