AccueilActualitésMEDIAS AU NIGER: Les journalistes Oumarou Kane Abou et Issoufou Seriba liberés

MEDIAS AU NIGER: Les journalistes Oumarou Kane Abou et Issoufou Seriba liberés

Les journalistes Oumarou Kane Abou, et Issoufou Seriba sont libres depuis ce soir suite à une décision de justice. Deux autres confrères continuent cependant de garder prison.

La nouvelle est tombée ce soir : les journalistes Oumarou Kane Abou, fondateur du journal Le Hérisson, et Issoufou Seriba, directeur de publication de Les Échos du Niger ( sur l’image en compagnie de Moussa Kaka, correspondant de RFI et Directeur de la radio et télévision Sarraounia) ont été libérés après presque neuf mois de prison. Ils avaient été arrêtés le 3 novembre 2025 avec leur confrère Ibro Chaibou de la Radio et Télévision Sarraounia. Ibro Chaibou et un autre journaliste de la radio Sahara FM continuent de garder prison.

Depuis l’arrivée du CNSP au pouvoir, plusieurs journalistes ont été emprisonnés pour des motifs divers. Certains ont été relâchés après plusieurs mois de détention notamment une journaliste de Sahara FM, Zada Hassane Bagué, directeur de publication de Toubal Infos, et Moumouni Adamou, un journaliste de la région de Dosso.

L’ONU qui avait recensé 13 arrestations de journalistes en 2025 au Niger, avait appelé à leur libération. En 2026, le classement annuel de Reporters Sans Frontières avait mis en exergue le recul de 37 places du Niger. Le pays occupe ainsi la 120ème place sur 180 pays. Reporters Sans Frontières et Amnesty international, se sont à maintes reprises inquiétées du « recul » de la liberté de la presse au Niger.

En mai dernier, le gouvernement nigérien avait annoncé la suspension de plusieurs médias étrangers qu’il accusé de diffuser des contenus « susceptibles de mettre gravement en danger l’ordre public, l’unité nationale, la cohésion sociale et la stabilité des institutions » du Niger. Les media concernés sont  France 24, Radio France Internationale, France Afrique Média, LSI Africa, Agence France-Presse, TV5 Monde, TF1 Info, Jeune Afrique et Mediapart. Une suspension immédiate  qui a concerné les bouquets satellites, les réseaux câblés, les plateformes numériques, les sites web et les applications mobiles ».

RFI, France 24, et BBC avaient déjà été suspendus quelque mois après la prise du pouvoir par les militaires.

Amadou Garé

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