Le Niger vient d’être honoré sur le plan international à travers un de ses fils en la personne de Maman Abdou. Il a été distingué lors de la remise du Prix Mondial de l’alimentation aux cotés d’une quarantaine d’innovateurs du monde entier. Une distinction qui vient s’ajouter à de nombreux autres prix et reconnaissances obtenu par Maman Abdou qui est le pionnier de la télé-irrigation en Afrique.
Selon le site du World Food Prise, le Prix Mondial de l’Alimentation est la récompense internationale la plus prestigieuse attribuée aux personnes dont les efforts ont permis des progrès dans le développement humain grâce à une amélioration considérable de la qualité, de la quantité et de la disponibilité des produits alimentaires dans le monde. Plusieurs chefs d’état l’ont aussi nommé « le Prix Nobel de l’Alimentation et de l’Agriculture. »
Le Prix Mondial de l’Alimentation, d’une valeur de 250 000 dollars, est décerné chaque année au mois d’octobre à Des Moines en Iowa, et il salue les efforts de ceux qui se sont consacrés à trouver une solution adéquate pour répondre aux besoins en vivre et aux problèmes nutritionnels au niveau mondial. Les domaines couverts sont les suivants : les sciences et les technologies agricoles et alimentaires, la nutrition, la production et le marketing, l’économie, la réduction de la pauvreté et le leadership politique.
Le Prix Mondial de l’Alimentation a été fondé en 1986 par le lauréat du Prix Nobel de la Paix, le Dr. Norman E. Borlaug dont les travaux lancèrent la « Révolution Verte » et lui valurent la distinction d’être l’homme « qui a sauvé le plus de vies dans l’histoire de l’humanité. » La Fondation pour le Prix Mondial de l’Alimentation a été établie en 1990 par John Ruan, homme d’affaires et philanthrope originaire d’Iowa.
Le Prix Mondial de l’Alimentation est décerné chaque année au mois d’octobre, soit le 16–pour coïncider avec la Journée Mondiale de l’Alimentation des Nations Unies–soit à une date proche, lors d’une cérémonie qui se déroule sous la coupole du magnifique Capitole de l’État d’Iowa. En marge de cet événement, un symposium international baptisé le « Dialogue Borlaug » est organisé qui réunit des experts et leaders de l’action globale originaires de plus de 65 pays. L’Institut du Prix Mondial de l’Alimentation pour la Jeunesse a lieu en parallèle à ces manifestations.
World Food Prize explique que « les efforts des lauréats du Prix Mondial de l’Alimentation se sont concrétisés par des apports critiques pour assurer l’accès de millions de femmes, d’hommes et d’enfants dans le besoin à une quantité adéquate de nourriture nutritive. Les lauréats du Prix Mondial de l’Alimentation viennent d’horizons très divers puisqu’ils représentent le Bangladesh, le Brésil, la Chine, la Cuba, le Danemark, l’Éthiopie, l’Inde, le Mexique, la Sierra Leone, la Suisse, le Royaume-Uni, les Nations Unies et les États-Unis ».
Il faut savoir que pour nominer une personne qui mérite d’être honorée par le Prix Mondial de l’Alimentation, toute institution d’enseignement ou de recherche, toute organisation privée ou publique, toute personne morale ou toute entité gouvernementale doit soumettre un dossier qui explique la nature des réalisations de cet individu et donne une évaluation chiffrée et détaillée de l’impact de ces réalisations.
Ce qui démontre à quel point ce prix est important pour la carrière de celui qui est considéré aujourd’hui comme le plus grand innovateur actuel au Niger.
Maman Abdou explique sur la page web de son entreprise que « la Télé-Irrigation » est un procédé (soft et hard) permettant le pilotage à distance du système d’irrigation d’une ferme indépendamment du temps et de l’espace via téléphone portable suivant une distribution intelligente de l’eau (besoins, quantité, temps, spéculation, cycle végétatif…) avec possibilité de collecte en temps réel des données météorologiques et hydrologiques à savoir la température, le taux d’humidité, la pluviométrie, la radiation solaire la vitesse et qualité de l’air. Ce procédé permet (i) un gain de temps et d’énergie, (ii) une augmentation de la superficie irrigable, (iii) un accroissement de la production et du revenu et (iv) une gestion maîtrisée d’eau d’irrigation.

Amadou Garé
