Les forces armées maliennes ( FAMas) ont rendu public ce 13 juin un communiqué à travers lequel elle affirment avoir tué un important chef terroriste en la personne de Oumar Kerena. Une information qui si elle est confirmée, constituerait un succès opérationnel indéniable pour l’armée malienne qui avait subit une humiliante attaque le 7 avril dernier contre la capitale Bamako avec comme conséquence la mort du ministre de la défense Sadio Camara.
Dans ce communiqué, l’État-Major Général des Armées maliennes affirme « dans la continuité de ses efforts visant à éradiquer toute activité terroriste sur l’ensemble du territoire national, un chef terroriste majeur a été neutralisé ».
Selon le communiqué, « lors d’une opération conduite le 3 juin 2026, cet individu, identifié sous les alias Oumar Kéréna, Farouk, Housseini Mawdo, a été localisé puis neutralisé à Mougnan, à environ 45 kilomètres à l’ouest de Djenné, à la suite d’une frappe de drone précise et ciblée ».
L’armée malienne donne des précisions sur le chef terroriste présumé neutralisé en soulignant qu’il est originaire de Tébi, commune de Kéréna, cercle de Douentza. L’homme avait entamé son parcours au sein du MUJAO avant de gravir les échelons du commandement terroriste, indique le communiqué. « Il a successivement occupé les fonctions de chef de la zone de Serma, puis de coordinateur des activités terroristes sur plusieurs théâtres opérationnels, couvrant les régions de Sikasso, Koutiala, ainsi qu’une partie du Burkina Faso ».
L’armée malienne affirme que Oumar Kerena s’occupait de la structuration et de la coordination des réseaux armés en lutte contre le pouvoir malien, et « occupait une position centrale au sein du dispositif terroriste, faisant de lui une cible de haute importance du JNIM ».
Le JNIM n’a pour l’heure pas confirmé la disparition de ce chef opérationnel. Les groupes terroristes ont pour habitude de confirmer le décès de leurs chefs et d’annoncer le nom de son successeur. Reste à savoir le rôle réel que jouait Oumar Kerena dans la nébuleuse djihadiste, et la place qu’il occupe dans le dispositif des groupes armés. Est-ce un homme de premier plan ou un combattant de seconde zone. Affaire à suivre.
Amadou Garé
