Selon un communiqué de la CEDEAO en date du 9 octobre 2026, le Président de la Commission de la CEDEAO, le général Birame DIOP, a reçu le représentant spécial du président de la Commission de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel et chef de la Mission de l’UA pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), Dr Mamadou TANGARA. Une audience qui a eu lieu à l’occasion d’une visite de courtoisie au siège de la Commission à Abuja, au Nigeria.
Selon le communiqué publié par la CEDEAO à cet effet, les discussions menées lors de cette rencontre ont porté sur le renforcement de la collaboration entre l’UA, la CEDEAO et les États du Sahel pour relever les défis régionaux en matière de sécurité, consolider le dialogue politique et promouvoir le développement durable dans l’ensemble du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.
Dr TANGARA a félicité le général DIOP pour sa nomination au poste de président de la Commission de la CEDEAO, ce qui constitue selon lui « un vote de confiance en ses compétences et en ses qualités de dirigeant. Soulignant que le général DIOP prend ses fonctions à un moment critique, marqué par la montée du terrorisme, les tensions mondiales, les menaces pesant sur le multilatéralisme et d’autres défis en Afrique de l’Ouest, il a assuré la CEDEAO du soutien de l’UA pour faire face à ces enjeux ».
Pour sa part, le général Birame DIOP a salué le « partenariat continu entre l’UA et la CEDEAO ». Il a selon le communiqué, réaffirmé l’engagement de la Commission à renforcer la coopération et la coordination institutionnelles avec l’UA afin de promouvoir la paix, la sécurité et la gouvernance démocratique dans toute la région.
Le communiqué indique que le président de la Commission de la CEDEAO a souligné « l’importance d’une solidarité régionale et continentale renforcée pour relever les différents défis auxquels sont confrontées certaines régions du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest ». Il a en outre rappelé qu’ « une collaboration efficace entre les institutions africaines et les États membres reste essentielle pour faire face aux défis communs, aux préoccupations humanitaires et à la nécessité d’accélérer le développement socio-économique ».
Les deux dirigeants ont mis en exergue la nécessité d’un « engagement soutenu avec les États membres et les partenaires internationaux afin de soutenir les efforts visant à rétablir la stabilité et à favoriser un développement inclusif dans l’ensemble de ces régions ».
Les relations entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine (UA) sont fondées sur la coopération institutionnelle, l’intégration régionale, la prévention des conflits et la recherche de solutions aux crises politiques et sécuritaires. Toutefois, les divergences concernant les changements anticonstitutionnels de gouvernement, les transitions politiques et la situation des pays du Sahel peuvent compliquer leur action commune.
Amadou Garé


