Le Syndicat National des Enseignants du Niger ( SNEN) a annoncé par note N° 59/BEN/SNEN/2026 en date du 4 Août 2026 adressée aux Secrétaires Généraux des CSR et sections du syndicat , la suspension de son Secrétaire Général Laouali ISSOUFOU pour mauvaise gestion financière du syndicat. Il est reproché au secrétaire Général, une gestion non orthodoxe des cotisations syndicales de ses militants.
Selon cette note, le Bureau Exécutif National du Syndicat National des Enseignants du Niger BEN/SNEN a tenu le lundi 3 aout 2026 une réunion extraordinaire à son siège sur l’ordre du jour avec pour ordre du jour « situation des coupures syndicales 2026 ».
La note explique que « des débats qui en ont découlé, il ressort que le BEN/SNEN a constaté que le camarade SG Laouali ISSOUFOU a commis des fautes assez graves pour son fonctionnement et pour la santé morale et financière de notre organisation le SNEN ».
Le BEN/SNEN en a tiré toutes les conséquences en prenant des mesures conservatoires contre le secrétaire général du syndicat. « En application du règlement intérieur du SNEN en son article 61, du règlement intérieur du BEN/SNEN en son article 12 décide d’infliger la sanction de suspension de toute activité du BEN/SNEN et ou au nom de celui-ci au camarade Secrétaire Général Laouali ISSOUFOU jusqu’au prochain conseil général qui statuera définitivement sur son cas ».
Cette décision de suspension est selon de nombreux observateurs constitue la première étape qui risque d’aboutir au limogeage du secrétaire général. À moins que l’intéressé ne fournisse les preuves de sa probité concernant la gestion des fonds en question.
Cette situation porte un coup à la credibilité d’un syndicat qui fait partie des structures syndicales soutenant le regime issu du putsch du 26 juillet 2023 qui a renversé le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum.
Ce scandale est d’autant plus retentissant que le régime militaire du CNSP que soutien le SNEN s’est donné pour objectif de refonder la nation avec en ligne de mire une moralisation de la gestion des biens publics. Affaire à suivre.
Amadou Garé.
