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SECRETARIAT GÉNÉRAL DE L’ONU: Macky Sall jette l’éponge

À quelques semaines de l’élection du nouveau secretaire géneral de l’ONU, l’ancien Président sénégalais Macky Sall annonce son retrait de la compétition. Une annonce qui a surpris certains, mais qui de l’aveu de certainsi observateurs, est loin d’être une surprise : sa candidature peinait à décoller après plusieurs votes tests au sein de l’institution.

Dans la lettre qu’il a publié ce 17 octobre depuis Marrakech au Maroc, l’ancien président sénégalais écrit : « A l’issue du vote informel du 16 octobre 2026 pour l’élection au poste de Secrétaire général des Nations Unies, et après consultations avec Son Excellence Monsieur Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, Président en exercice de l’Union Africaine, et Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, Président en exercice de la CEDEAO, j’ai décidé de retirer ma candidature audit poste ».

Macky Sall explique avoir pris cette décision «  avec un profond sens des responsabilités, en espérant contribuer ainsi à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité; gardant à l’esprit que depuis le début du processus, les résultats des différents votes tests indiquent un choix en faveur d’une candidature issue de la région d’Amérique latine et des Caraïbes, et éventuellement féminine ».

Il explique que « Pour ma part, ma candidature était essentiellement motivée par la volonté de mettre mon expérience de près de quarante ans de vie publique au service des Nations Unies ».

Macky Sall a tenu à remercier le Président Evariste Ndayishimiye, qui a parrainé sa candidature, et le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui l’a soutenue. Il a également remercié les Etats membres du Conseil de sécurité qui ont voté en faveur de sa candidature tout au long du processus.

Pour la suite, Macky Sall a souhaité un renouveau au sein de l’institution onusienne pour faire face aux nombreux débuts. « Alors que le monde reste confronté à la multiplication des conflits, à l’aggravation des rivalités géopolitiques, à la fragmentation de l’ordre international et à des défis économiques et financiers sans précédent, je demeure convaincu que les Nations Unies doivent engager une transformation profonde de leurs méthodes de travail et de leur fonctionnement » a-t-il notamment souligné.

Selon le désormais ancien candidat au poste de secrétaire général de l’ONU, « l’Afrique, qui est au cœur des enjeux de paix, de sécurité et de développement, doit aussi continuer à faire entendre sa voix et poursuivre ses efforts afin d’occuper la place qui lui revient dans la gouvernance mondiale ».

Macky Sall a conclu sa lettre en ces termes : « Je retire ma candidature, mais reste pleinement engagé au service des idéaux qui l’ont inspirée: la paix, la sécurité, le développement économique et social, la coopération internationale et le dialogue entre les nations. Je souhaite plein succès à la personne qui sera appelée à exercer les hautes responsabilités de Secrétaire général des Nations Unies ».

Malgré le soutien de plus en plus croissant au sein de l’opinion publique africaine à sa candidature, Macky Sall peinait à réellement décoller dans les intentions de vote. Selon les analystes, le principe tournant de l’élection mettait l’Amérique latine en pole position pour cette élection pour la succession d’Antonio Gutteres. De plus, sa candidature ne faisait pas l’unanimité au sein de l’opinion publique sénégalaise avec la ferme opposition du PASTEF, ancien parti d’opposition sous le mandat de Macky Sall qui l’accuse d’avoir assassiné les militants de son parti lors des manifestants visant à s’opposer à ses velléités de prolongation de son mandat. Selon nos informations, le PASTEF, sous la houlette de son président Ousmane Sonko, a mené en coulisse un travail de sape contre la candidature de l’ancien président sénégalais.

Ce sont tous ces paramètres qui ont poussé l’ancien président sénégalais à se retirer, ce qui lui évitera une humiliation le jour du vote, et les railleries de ses opposants.

Amadou Garé

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